L'aigrette garzette

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Nom latin : Egretta garzetta

Parfois appelée héron blanc, l’aigrette garzette est un grand échassier très reconnaissable à sa taille élancée, son plumage entièrement blanc, son long cou, son bec noir très allongé et ses pattes noires aux doigts jaunes.(les jeunes ont le jaune qui remonte le long des pattes).

Les aigrettes garzettes ont failli disparaître à la fin du XIXᵉ siècle, à l'époque où leurs plumes étaient utilisées pour orner les chapeaux. Victimes de chasses soutenues, elles ne sont réapparues en France que vers 1920 et ont classées espèce protégée.

L’aigrette garzette vit dans les milieux humides, les lagunes, les marais, les eaux peu profondes, le long des côtes, des rivières ou des étangs. Elle se nourrit essentiellement de poissons mais aussi d’insectes et de petits mammifères qu’elle chasse à l’affût. Silencieuse la plupart du temps, elle émet un cri rauque lorsqu'elle est dérangée.
L’aigrette garzette est un oiseau migrateur partiel. Seules les populations les plus au Nord de son aire de répartition migrent vers le Sud pour y passer l’hiver.

Oiseau grégaire, l’aigrette garzette vit souvent en petits groupes, notamment lors de la période de nidification où des colonies se forment.
Les aigrettes garzette chassent soit à l’affût, en attendant qu’un poisson nage à proximité, soit en remuant la vase avec ses pattes pour en extraire les proies qui y seraient enfouies. Ses doigts jaunes facilitent le repérage des proies. Pour dormir, les aigrettes se réunissent en dortoir dans un ou plusieurs arbres.


L’espèce était cantonnée à la Camargue où elle était migratrice avant les années 70. Période à laquelle de nombreux spécimens ont entamé une conquête vers le nord et l’ouest. D’abord vers la Dombes et vers le littoral atlantique. En Bretagne, elle était encore assez peu commune au début des années 80. L’espèce est apparemment extrêmement sensible au froid. Malgré de lourdes pertes durant chaque hiver rigoureux, il ne semble pas que cela joue sur l’expansion de l’espèce en France. Il y avait environ 2000 couples nicheurs en France au milieu des années 70, il y en aurait environ 12 000 aujourd’hui.

En baie de Saint-Brieuc, des années 80 jusqu’en 2005, les effectifs de cette espèce ont été en constante progression en baie de Saint-Brieuc. Depuis, ils sont stables avec en moyenne une trentaine d'individus. Les effectifs les plus élevés sont observés en septembre avec un maximum de 160 individus.

Aigrette garzette vs Grande aigrette

De la taille du héron cendré, la grande aigrette ressemble à l'aigrette garzette mais le bec est jaune.

 

Aigrette garzette vs Héron garde bœuf

Originaire d'Afrique, ce petit héron garde bœuf a le bec entièrement jaune. Les aigrettes garzettes ont souvent le cou en forme de S et apparaissent longilignes, le héron garde-bœuf a le cou raide et apparaît plus trapu.