submenu limitempty submenu
submenu limitempty submenu

La sterne Royale

Du 6 juin au au 29 juin 2017,une Sterne royale  a été observée dans la Réserve naturelle. Fait très rare puisque c’est la 4ème observation en France et la première de la sous-espèce américaine. Il s’agissait d’un oiseau de deuxième année (a priori de premier été) et baguée sur son tarse droit en 2016 en Caroline du Nord (États-Unis). Cet oiseau a été observé en février 2017 sur l’île anglo-normande de Guernesey (Grande-Bretagne). Elle appartient donc à la population américaine de la Sterne royale, récemment séparée de celle nichant en Afrique de l’Ouest. Ceci a été constaté grâce à des études génétiques et phylogénétiques.

La Sterne royale se distingue par sa taille plus grande que les autres sternes (longueur de 42 à 49 cm avec une envergure de 86 à 92 cm) et de même taille qu’un goéland cendré. Elle possède un bec rouge-orangé assez fort, une huppe noire à l’arrière de la tête séparée des yeux par le cercle oculaire pâle et un plumage gris clair sur le dos.
En Baie de Saint-Brieuc, la Sterne royale a été vue à de nombreuses reprises entre la plage du Valais de Saint-Brieuc et la plage de Saint-Maurice sur la commune de Morieux.

 

photos : Yoann Le Luyer/Hugo Touzé

Les balanes

Du grec balanos, “gland du chêne et d’autres arbres”, les balanes font partie des cirripèdes (Cirripedia), classe des crustacés filtreurs ou parasites, profondément différents des autres espèces de crustacés. Continue reading « Les balanes »

l’Huîtrier-pie

Sur l’estran de la baie de Saint-Brieuc, on ne peut confondre l’huîtrier-pie avec aucun autre oiseau tant il est facilement reconnaissable à sa livrée
noire et blanche et à son bec rouge. Avec des effectifs moyens d’environ 3 000 individus, la baie de Saint-Brieuc est l’un des 5 principaux sites français pour l’accueil des huîtriers-pies durant l’hiver.

Malgré son nom, l’huîtrier-pie ne se nourrit pas d’huîtres dont la coquille est souvent trop dure et difficile à ouvrir. Lorsqu’il est en bord de mer, l’huîtrier-pie se nourrit principalement de mollusques bivalves (moules, coques). Il se révèle particulièrement habile pour ouvrir les coquillages de deux manières différentes selon les individus et la taille des mollusques : soit en martelant la coquille avec son bec soit en écartant les valves et en sectionnant le muscle qui les relie.

En baie de Saint-Brieuc, les effectifs de l’Huitrier pie augmentent régulièrement à partir de juillet pour atteindre des maximum de novembre à décembre. Un pic de fréquentation est mis en évidence de novembre à janvier avec environ 2300 à 2400 individus en moyenne. De janvier à avril, les effectifs diminuent et restent ensuite relativement stables jusqu’au mois de juin.

Bécasseau sanderling

Le bécasseau sanderling est un petit limicole légèrement plus grand et plus trapu que le Bécasseau variable, avec une face et un ventre beaucoup plus blancs, et un bec plus court et droit. En vol, on remarquera la large barre alaire blanche. Le juvénile a un dessus fortement quadrillé de noir et blanc, nuancé au début de beige-rosé sur la tête et la poitrine.

la période de nidification, il niche dans la toundra pierreuse composée de rares lichens et de plantes rases clairsemées de l’Arctique, en Alaska, dans le nord canadien, sur les côtes nord et nord-est du Groenland et en Sibérie (Taïmyr, Nouvelle Zemble, Lena et îles de Sibérie).

Le Bécasseau sanderling affectionne les plages de sables au contact immédiat de la zone de flux et de reflux des vagues. Il fréquente également les laisses de mers à la recherches de proies (amphipodes, diptères, cadavres d’animaux…).

Le Bécasseau sanderling est présent toute l’année en baie de Saint-Brieuc. Des effectifs importants sont régulièrement observés en période migratoire (près de 2000 individus). Les comptages montrent un accroissement très important des effectifs de Bécasseau sanderling depuis le début des années 2000. Sur la période 1997/2005, 30 individus en moyenne étaient observés lors du Wetlands pour 345 individus sur la période 2006/14. Depuis 2014, les effectifs se situent entre 400 et plus de 800 individus en janvier.

Bécasseau minute

Le Bécasseau minute (Calidris minuta) a le plumage brun roux en été, avec le dessous plus clair. En hiver, son dos est gris et
la poitrine claire. Il porte sur le dos une forme de V blanc.Le bec est fin, droit et plus court que la tête.Les pattes sont plutôt claires.Il se différencie des autres bécasseaux, variable ou sanderling, par sa plus petite taille.

Il se reproduit dans l’Arctique, du nord de la Norvège jusqu’en Sibérie de l’Est.
Le Bécasseau minute est un migrateur peu commun en France et localisé, fréquentant surtout le littoral méditerranéen.
En Bretagne, le Bécasseau minute est un migrateur de passage au printemps et en fin d’été/début d’automne.

Il est présent en hauts de plage et se trouve en compagnie d’autres bécasseaux et Grands gravelots. Ses effectifs ne dépassent guère 10 individus.
En Côtes d’Armor, le Bécasseau minute est essentiellement observé entre la fin août et la fin septembre. La baie de Saint-Brieuc est l’endroit centralisant le plus de données d’observation.

L’oyat

L’oyat est une espèce de plantes vivaces de la famille des Poacées (graminée), présente dans les milieux sablonneux tels les dunes.
Les tiges sont raides et peuvent atteindre 120 cm. Ses feuilles vert-grisâtre sont pointues, effilées aux bords enroulés. Les tiges souterraines de l’oyat ou rhizomes sont très développés et peuvent s’étendre sur une grande distance. Avec des racines blanchâtres fortes, un systyème racinaire profond, l’oyat contribue à stabiliser les dunes. Les tiges traçantes produisent des stolons souterrains qui forment des racines et engendrent de nouvelles plantules.
Les fleurs sont des épillets de couleur jaune paille réunis en longs épis en forme de fuseau. Les fruits sont des panicules denses. Le vent est le principal pollinisateur (=anémophile). La floraison a lieu à partir de mai. L’oyat est une graminée remarquablement adaptée à la sécheresse. Dès que l’hygrométrie diminue en dessous d’un certain seuil, des cellules spécialisées de la face supérieure des feuilles (les cellules bulliformes) perdent leur turgescence, ce qui induit une contraction de l’épiderme et un enroulement de la feuille. Aussi, la face supérieure de la feuille présente de nombreux poils limitant la circulation de l’air. Ils aident donc à retenir la vapeur d’eau émise par évapotranspiration, participant ainsi au maintien d’une hygromètrie plus élevée au sein de l’enroulement de la feuille. Les stomates ne sont présents que sur la face supérieure enroulée de la feuille. Ils sont ainsi protégés de la sécheresse extérieure. La cuticule est épaisse sur la face inférieure de la feuille, ce qui limite fortement l’évaporation.
Pour préserver les massifs dunaires, il faut protéger l’oyat et éviter leur piétinement en canalisant le public.

Posts navigation

Conception du site : agence Loesys