bilan ornithologique 2025 et de l'hivernage 25/26
Ces suivis sont conduits selon un protocole identique depuis 1996, garantissant la comparabilité des données dans le temps. Des données plus anciennes sont également disponibles depuis 1970 dans le cadre des comptages Wetlands (dénombrement international réalisé à la mi-janvier).
Les groupes concernés par ces suivis sont les limicoles, les anatidés, les ardéidés (hérons) et les podicipédidés (grèbes). Les laridés, quant à eux, sont dénombrés une seule fois par an, lors du comptage en dortoir.
En savoir plus sur les différents comptages ornithologiques ici
Bilan 2025
En moyenne annuelle, 5 710 individus ont été recensés en 2025, avec un effectif maximal de 16 451 individus lors d’un comptage. Sur l’ensemble de l’année, 4 120 limicoles ont été dénombrés (maximum : 4 120 individus) et 1 225 anatidés (maximum : 4 319 individus).
Depuis 1998, l’année 2025 se situe au 15ᵉ rang en termes d’effectifs globaux. Les résultats se placent dans la moyenne pour les limicoles et les podicipédidés, et légèrement en dessous de la moyenne pour les anatidés et les ardéidés.
À noter en mars 2025 la présence de cinq sarcelles d’été. Cette espèce n’a été observée qu’à cinq reprises en baie depuis le début des suivis, ce qui souligne le caractère remarquable de cette donnée.
En 2025, le Chevalier arlequin présente également une progression notable : trois individus ont été observés en moyenne sur l’année, avec un maximum de six le 3 novembre. Habituellement, les effectifs moyens se limitaient à un ou deux individus.
Les effectifs de Chevalier aboyeur sont eux aussi en augmentation, avec une moyenne annuelle de neuf individus, conférant à la baie une importance à l’échelle nationale pour cette espèce. Un maximum de dix-neuf individus a été enregistré en mars.
Les effectifs du Tadorne de Belon se classent au 3ᵉ rang en termes d’abondance, avec une moyenne annuelle de 164 individus. Un maximum de 437 individus a été observé, correspondant au deuxième plus fort effectif jamais enregistré sur la baie.
Le tableau de synthèse est ici
Bilan de l'hivernage 2025/2026
Les comptages conduits au cours de l’hiver 2025/2026 évalue les effectifs hivernant à 10 524 oiseaux (dont 6987 limicoles, 2624 anatidés, 585 podicipédidés et 141 ardéidés). A cela j’ajoutent environ 9 356 laridés estimés à la mi-décembre. L'hivernage 2024/2025 se classe au 21e rang en termes d'effectifs globaux depuis 1998 compte tenu que la diminution de plusieurs espèces de limicoles cet hiver.
Limicoles
Le groupe des limicoles se classe au 22ᵉ rang en termes d’effectifs depuis 1998. Depuis 2015, l’effectif moyen accueilli au cours de l’hiver est d’environ 8 500 limicoles. Cet hiver, la moyenne n’a été que de 6 987 individus, avec un maximum observé de 9 382, ce qui traduit une baisse notable.
Plusieurs espèces sont concernées par ce déclin :
Le Bécasseau maubèche : 1 002 individus en moyenne (maximum : 1 720), contre environ 1 700 individus habituellement.
Le Bécasseau variable : 1 406 individus en moyenne (maximum : 2 263), contre environ 1 900 individus habituellement.
L’Huîtrier pie : 1 658 individus en moyenne (maximum : 2 297), contre environ 1 900 individus habituellement.
Il est toutefois trop tôt pour établir un lien direct entre la diminution observée des effectifs et l’effondrement des ressources en mollusques bivalves constaté sur l’ensemble des littoraux français. Bien que ces espèces, notamment le Bécasseau maubèche, le Bécasseau variable et l’Huîtrier pie, dépendent fortement de ces ressources alimentaires, les variations interannuelles des effectifs peuvent également être influencées par d’autres facteurs, tels que les conditions météorologiques ou la redistribution des populations à l’échelle des voies de migration. À noter que les conditions météorologiques cet hiver ont entraîné des difficultés lors des comptages, ce qui peut également influencer l’estimation des effectifs observés, tout particulièrement pour les bécasseaux maubèches.
Néanmoins, cet hiver est particulièrement remarquable pour plusieurs espèces :
Bécasseau sanderling : 3e plus fort hivernage enregistré, avec 1 585 individus en moyenne et un maximum de 1 886
Chevalier aboyeur et Chevalier gambette : également au 2e rang des plus forts hivernages, ainsi que le Chevalier arlequin occupe le 4ᵉ rang parmi les espèces présentant les effectifs les plus élevés en hivernage.
Anatidés
L'hiver 2024/2025 présente des effectifs d'anatidés (oies et canards) proche de la moyenne et stable depuis 3 ans. À souligner cependant :
Tadorne de Belon : meilleur hivernage enregistré depuis 1998 avec une moyenne de 311 individus au cours de l’hiver alors que on observe en moyenne depuis 1998, moins de 200 individus. Un effectif maximal de 483 individus observé le 24 janvier 2026, constituant un record historique pour la Réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc.
Ardéidés et Cormorans
L'hiver 2024/2025 se place juste après les hivernages record de 2022/2023 et 2023/2024 pour les ardéidés (hérons, aigrettes) et les cormorans, avec notamment jusqu'à 510 Hérons garde-bœufs, 48 Grands cormorans et l’hivernage de 3 Spatules blanches pour la quatrième année consécutive.
Podicipédidés
Les effectifs de podicipédidés (grèbes) s'inscrivent 3e plus fort hivernage enregistré depuis 1998, avec 653 grèbes huppé en moyenne sur l’hiver et un maximum observé de 1155 individus.
Le tableau de synthèse de l'hivernage est ici
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