Le bruant proyer

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Nom latin : Miliaria calandra

Comme le mot Calandra l’indique (alouette en grec), ce bruant ressemble à l’Alouette  des champs  mais il s’en distingue par son gros bec conique et l’absence de huppe. Il est lui aussi «  des champs  » puisque le nom proyer, mot dérivé du latin pratum, signifie pré.

Les femelles sont identiques aux mâles, ce qui est une exception chez les bruants où règne habituellement un fort dimorphisme sexuel.

Le Bruant proyer fréquente les campagnes et les milieux ouverts où alternent champs cultivés, prairies ou marais herbeux. De par son plumage assez terne, cet oiseau passerait facilement inaperçu si les mâles n’avaient l’habitude de se percher bien en évidence au sommet des arbustes ou sur les fils électriques qui lui servent de poste de chant. Son chant est d’ailleurs caractéristique : c’est une brève strophe peu variée, avec un début haché et s’accélérant vers une trille finale. L’hiver, on le reconnaît à son cri métallique, émis en vol, ‘tsik’.

Les populations du Bruant proyer sont en déclin depuis ces dernières années, à cause de l’intensification de l’agriculture, de l’arrachage des haies et de la disparition des praires extensives.

En baie de Saint-Brieuc, le Bruant proyer hiverne par groupes de 20 à 50 individus en compagnie de l’Alouette des champs. Le jour, ils se nourrissent au sein des chaumes de maïs et la nuit, ils rejoignent les dortoirs dans les phragmitaies de Boutdeville. A la belle saison, ils se dispersent. La nidification est probable dans les landes près de Béliard.